JOURNAL CLUB BIOÉTHIQUE

Louise Ringuette

Étudiante à la maîtrise en bioéthique sous la supervision de Bryn Williams-Jones

Le lundi 11 avril, au Pavillon 3101 Parc, salle 3014-5 (à midi)

Le dépistage prénatal non effractif : la curiosité a-t-elle un prix?

Article en discussion :
Liens Internet :

Pour réserver votre place allez sur ce lien.

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WILLIAM NÉRON

Étudiant à la maîtrise en bioéthique sous la supervision de Vardit Ravitsky

Le mercredi 23 mars, au Pavillon 3101 Parc, salle 3014-5 (à midi)

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LA VIABILITÉ ET L’INTERRUPTION TARDIVE DE GROSSESSE : QUELLE PERTINENCE REVÊT LE CRITÈRE DE LA VIABILITÉ FŒTALE?

Résumé :

Près de 30 ans après le jugement Morgentaler c. La Reine invalidant les articles de Code criminel restreignant l’avortement au Canada, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) continue de soulever certaines questions, notamment en ce qui a trait aux avortements dits « tardifs ». La présente discussion s’articulera autour du caractère moralement significatif (ou non) de l’acquisition de la viabilité fœtale dans l’interruption de grossesse.

Articles en discussion : HAWKING, M., « The Viable Violinist », Bioethics, 2015, vol. 30, n 3, p. 1-5. http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/bioe.12206/full

Questions suggérées pour la discussion :

  1. Est-ce que la viabilité induit une différence morale suffisamment pertinente dans l’interruption de grossesse pour qu’il faille la prendre en considération dans une politique encadrant l’avortement?
  2. Quelles limites peuvent être soulevées face à l’utilisation de la viabilité comme limite à l’avortement?

Pour réserver votre place allez sur ce lien.

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MARIE CHRISTINE ROY

Étudiante à la maîtrise en bioéthique sous la supervision de Vardit Ravitsky

Le lundi 7 mars, au Pavillon 3101 Parc, salle 3014-7

(à partir de midi)

Marie-Christine

COMMENT LES EFFETS ÉPIGÉNÉTIQUES INTERGÉNÉRATIONNELS DU DDT EXIGENT DE RECONSIDÉRER SON USAGE POUR LES GÉNÉRATIONS FUTURES

Résumé

Le DDT est un insecticide interdit entre autres au Canada et aux États-Unis. Il est cependant utilisé dans certaines régions africaines afin de contrôler notamment la propagation de la malaria. On sait depuis plus de 30 ans que le DDT a des effets nocifs sur l’environnement et sur les personnes. Toutefois, des études récentes suggèrent que le DDT aurait des effets épigénétiques intergénérationnels qui affligeraient les générations nées après celles ayant été exposées au DDT.

L’utilisation du DDT soulève non seulement des questions éthiques pour les générations actuelles, mais aussi des questions relatives à la justice intergénérationnelle et à l’autonomie des personnes à naître.

Articles en discussion :Kabasenche, W. P., & Skinner, M. K. (2014). DDT, epigenetic harm, and transgenerational environmental justice. Environ Heal, 13, 62. Lien vers l’article

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Mardi 16 février 2016

Salle 3103-2 du 7101 Parc 12:00 – 13:30

Animé par Patrick Gogoghnon

(Doctorant sous la supervision de Béatrice Godard)

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« PROMOUVOIR LA JUSTICE DANS LA RECHERCHE EN SANTÉ POUR LES CHERCHEURS DU SUD.

DISCUSSION DES ENJEUX ET DÉFIS DANS UNE PERSPECTIVE BIOÉTHIQUE »

Résumé :

La recherche en santé mondiale mise en œuvre dans les pays du sud dans le cadre de partenariat nord-sud soulève des défis éthiques considérables pour les équipes de recherche. On peut évoquer notamment l’asymétrie de pouvoir entre les chercheurs du nord et du sud ainsi que ses implications en matière de justice pour ces derniers. Cependant, les mécanismes d’émergence et de manifestation de l’asymétrie de pouvoir, de même que ses implications restent peu documentés dans la recherche en éthique.

Articles en discussion :

Gogognon, P. Godard, B. « Asymétrie de pouvoir dans la recherche en santé mondiale, quels enjeux éthiques ? Une étude pilote auprès de chercheurs au Bénin », Journal International de Bioéthique, JIB numéro, 2015, numéro : pages. (article en cours d’édition) Lien direct ici

Ridde V & Cappelle F, 2011, « La recherche en santé mondiale et les défis des partenariats nord sud », Canadian Journal of Public Health , 102(2) : 152-156. Lien direct ici

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Questions suggérées pour la discussion :

1/ Quelles peuvent être les limites du principe de justice traditionnellement applicable en éthique de la recherche en Amérique du Nord dans la promotion de la justice pour les chercheurs du sud ?

2/ Comment pouvons nous reconnaitre et évaluer les risques susceptibles d’influencer la justice pour les chercheurs dans le contexte de la recherche en santé au sud ?

3/ Est ce que les conditions susceptibles de favoriser des partenariats équitables suggérées dans la littérature (notamment dans le texte numéro 2) vous semblent utiles ? Quelles pourraient être leurs avantages et leurs limites ?

Apportez votre lunch.

Éthiquement votre !

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Mercredi le 25 novembre 2015

Salle 3168 du 7101 Parc 12:00 – 13:30

Animé par Jean-Christophe Bélisle Pipon

(Doctorant sous la supervision de Bryn Williams-Jones et de Chris MacDonald)

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Une éthique pour les employés de l’industrie pharmaceutique? – La bioéthique pharmaceutique à la rescousse de l’intégrité et de la bonne conduite des compagnies?

Au cours des dernières années, plusieurs auteurs se sont intéressés aux repères éthiques qui guident les employés au sein de l’industrie pharmaceutique. L’article proposé présente un cadre bioéthique visant à guider la prise de décision des employés œuvrant en recherche et en développement des médicaments. Lors de cette rencontre, nous questionnerons ledit cadre éthique en portant notre réflexion sur l’éthique exercée au sein de l’industrie.

Article à l’étude

Lipworth, W., & Little, M. (2014). Deriving and Critiquing an Empirically Based Framework for Pharmaceutical Ethics. AJOB Empirical Bioethics, 5(1), 23‑32. http://doi.org/10.1080/21507716.2013.812690

Lipworth & Little (2014)

Questions pour initier la discussion

  1. Le fait que des employés de l’industrie utilisent un cadre éthique inspiré des 4 principes de Beauchamp et Childress, est-ce que cela représente selon vous une victoire de la bioéthique?
  2. Est-ce que le cadre proposé vous semble utile? Quelles sont à votre avis ses forces et ses faiblesses?
  3. Est-ce là un mécanisme efficace pour répondre aux nombreuses critiques qui visent les pratiques de l’industrie?

Apportez votre lunch

Au plaisir de vous rencontrer.

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Mardi le 10 novembre 2015

Salle 3192-2 du 7101 Parc 12:00 – 13:30

Animé par Charles Marsan

(Doctorant sous la direction de Bryn Williams-Jones)

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La vaccination contre le VPH chez les jeunes filles;

regard éthique sur une controverse en santé publique

Documents à consulter

Quatre articles sont parus au cours du dernier mois dans le journal LeDevoir concernant la saga entourant la vaccination systématique des jeunes filles contre le VPH. De nombreux acteurs du domaine de la recherche et de la politique critiquent ou entérinent ce programme de santé publique. Lors de cette rencontre, nous discuterons des principaux enjeux éthiques soulevés dans cette affaire. Marc Zaffran auteur et médecin (ouvertement en défaveur de ce programme), et Vardit Ravitsky, chercheuse en bioéthique (cosignataire des articles en faveur de ce programme) seront présents. Un sujet chaud qui ne laissera personne indifférent.

Appel urgent à un moratoire sur la vaccination contre les VPH

5 octobre 2015 | Geneviève Rail, Luisa Molino et Abby Lippman – Chercheuses à l’Université Concordia et chercheuse et professeure émérite à l’Université McGill. http://www.ledevoir.com/societe/sante/451710/vaccination-contre-les-vph-appel-urgent-a-un-moratoire

Une prise de position irresponsable!

Les risques reliés à l’infection par le VPH dépassent largement ceux qui sont associés à la vaccination

8 octobre 2015 | Marc Steben, François Boucher, Juliet Guichon et Eduardo L. Franco* – Respectivement président du Réseau canadien de prévention du VPH; professeur agrégé de pédiatrie à la Faculté de médecine de l’Université Laval; professeure agrégée à la Cumming School of Medicine de l’Université de Calgary; professeur et directeur du Département d’oncologie, et directeur de la Division épidémiologie du cancer de l’Université McGill. http://www.ledevoir.com/societe/sante/451978/la-replique-vaccination-contre-le-vph-une-prise-de-position-irresponsable

Contre la loi du silence

29 octobre 2015 | Geneviève Rail, Luisa Molino et Abby Lippman – Chercheuses à l’Université Concordia et chercheuse et professeure émérite à l’Université McGill. http://www.ledevoir.com/societe/sante/453757/la-replique-vaccination-contre-le-vph-contre-la-loi-du-silence

Des arguments sans fondement scientifique

7 novembre 2015 |Texte collectif* Le vaccin est sécuritaire et efficace pour prévenir les infections par le VPH à l’origine d’immenses souffrances, voire de la mort. http://www.ledevoir.com/societe/sante/454665/la-replique-vaccination-contre-les-vph-des-arguments-sans-fondement-scientifique

VPH: vacciner ou non?

Quelques autres articles parus à ce sujet.

http://pilule.telequebec.tv/occurrence.aspx?id=1066

http://www.coupdepouce.com/bien-dans-mon-corps/sante/le-vaccin-contre-le-vph-est-il-vraiment-utile/a/45105/3

http://www.ledevoir.com/societe/sante/410474/papillome-humain-la-3e-dose-du-vaccin-est-annulee

http://remedes.ca/vaccin-gardasil-dangers-hpv-vph/

http://www.lapresse.ca/vivre/200809/08/01-652789-gardasil-un-vaccin-controverse.php

Question de départ :

Est-ce qu’on a raison de semer le doute concernant le risque et l’efficacité du vaccin anti-VPH?

Vous pouvez visionner l’activité via le lien suivant : http://charlesmarsan.com/vaccination-vph/

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Mercredi le 14 octobre 2015

Salle 3168 du 7101 Parc 12:00 – 13:30

Animé par Charles Dupras

(Étudiant au doctorat sous la direction de Vardit Ravitsky)

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L’éthos et l’éthique de la recherche translationnelle

Documents Fournis

Jane Maienschein , Mary Sunderland , Rachel A. Ankeny , Jason Scott Robert
The American Journal of Bioethics
Vol. 8, Iss. 3, 2008

Article

Questions pour initier la discussion

La recherche translationnelle a pour objectif d’arrimer la recherche fondamentale en laboratoire aux besoins de la pratique en clinique. En lisant l’article vous constaterez qu’il soulève (dans la discussion) bon nombre de questions, mais afin de lancer la discussion lors de l’activité, voici trois questions :

1- Avec la recherche translationnelle, quelle place reste-t-il pour la recherche fondamentale?

2- Existe-t-il des biais inhérents à la recherche translationnelle, pouvant nuire à la méthode et à la crédibilité scientifique?

3- Quels rôles peuvent jouer les bioéthiciens pour s’assurer que cette nouvelle orientation de la recherche se fasse dans l’intérêt des patients et du bien commun?

Apportez votre lunch

Au plaisir de vous rencontrer.

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Mercredi le 23 avril 2014

Salle 3014-7 du 7101 Parc 12:30 – 14:00

Animé par Jean Caillé

(Étudiant en maîtrise de recherche sous la direction de Béatrice Godard)

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La Déclaration d’Helsinki de l’Association Médicale Mondiale (AMM) :
critiques et réflexions pour fêter son 50e anniveraire!

Documents Fournis

Association Medicale Mondiale (2008), Déclaration d’Helsinki – Principes éthiques applicables à la recherche médicale impliquant des êtres humains, Version adoptée lors de la 59e Assemblée générale de l’AMM, Séoul, Corée, Octobre 2008.

Association Medicale Mondiale (2013), Déclaration d’Helsinki de l’AMM – Principes éthiques applicables à la recherche médicale impliquant des êtres humains, Version adoptée lors de la 64e Assemblée générale de l’AMM, Fortaleza, Brésil, Octobre 2013.

9 références présentant des commentaires, points de vue, opinions et critiques publiés dans des journaux scientifiques en 2013.

Mise en contexte

La Déclaration d’Helsinki a été adoptée en juin 1964 lors de la 18e Assemblée générale de l’Association Médicale Mondiale (AMM). Elle a été amendée 9 fois (dont deux fois pour l’ajout d’une note à un article) et la nouvelle version d’octobre 2013 (officiellement la 8e version!) intègre des modifications substantielles, ce qui a entraîné de vives réactions de plusieurs acteurs impliqués en recherche médicale.

AMM – Déclaration Helsinki – 2008

AMM – Déclaration Helsinki – 2013

Lors du processus de consultation publique auprès de la communauté de recherche avant son adoption officielle, des commentaires, points de vue, opinions et critiques ont été publiés dans des journaux scientifiques :

4 mai / Emanuel, E. J. (2013). Reconsidering the Declaration of Helsinki. Lancet, 381(9877), 1532-1533.

Emanuel 2013 Lancet 1532-3

8 mai / Nathanson, V. (2013). Revising the Declaration of Helsinki. BMJ, 346, f2837.

Nathanson 2013 BMJ Editorial

1er juin / Morris, K. (2013). Revising the Declaration of Helsinki. Lancet, 381(9881), 1889-1890.

Morris 2013 Lancet 1889-90

Juin / Wilson, C. B. (2013). An updated Declaration of Helsinki will provide more protection. Nature Medicine, 19(6), 664.

Wilson 2013 Nature medicine Opinion

9 juillet / Shuchman, M. (2013). Proposed new research ethics guidelines generate debate. CMAJ Canadian Medical Association Journal, 185(10), E461-462.

Schuchman 2013 CMAJ News

20 sept. / Forsberg, J. S., & Inoue, Y. (2013). Beware side effects of research ethics revision. Science, 341(6152), 1341-1342.

Forsberg 2013 Science Commentary

12 oct. / 2 critiques de Emanuel (4 mai) et réponse de l’auteur. Lancet, 382(9900), 1246-1248.

Correspondence 2013 Lancet 1246-48

19 oct. / Millum, J., Wendler, D., & Emanuel, E. J. (2013). The 50th anniversary of the Declaration of Helsinki: progress but many remaining challenges. JAMA, 310(20), 2143-2144.

Millum 2013 JAMA Opinion

19 oct. / Ndebele, P. (2013). The Declaration of Helsinki, 50 years later. JAMA, 310(20), 2145-2146.

Ndebele 2013 JAMA Opinion

Questions pour initier la discussion

En se basant sur les arguments de E.J. Emanuel, un des plus grands critiques de la Déclaration d’Helsinki et plus particulièrement de la nouvelle version de 2013, les questions suivantes peuvent être soulevées :

  • Est-ce que le texte de la Déclaration d’Helsinki présente trop de détails pour supporter les principes ?
  • Peut-on faire valoir les principes sans entrer dans ce niveau de spécificité ?
  • Quelle est la portée de la Déclaration d’Helsinki en éthique de la recherche ?
  • Dans quelles circonstances, la Déclaration d’Helsinki prend-elle toute son importance ?
  • Dans quelles circonstances, la Déclaration d’Helsinki perd-elle de son importance ?

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Mercredi le 2 avril 2014

Salle 3014-7 du 7101 Parc 12:00 – 13:30

Animé par Louise Ringuette

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Le comité d’éthique en santé publique :

son rôle peut-il être bonifié?

Pour faciliter la discussion, voici l’article 36 de la Loi sur la santé publique (L.R.Q., c. S-2.2) :

Les projets de plans de surveillance doivent être soumis pour avis au comité d’éthique de l’Institut national de santé publique du Québec.

Lorsqu’un plan de surveillance prévoit une communication de renseignements personnels sur laquelle la Commission d’accès à l’information doit se prononcer en vertu de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels (chapitre A-2.1) ou lorsque cette dernière doit examiner un mandat confié par le ministre en vertu de l’article 34 de la présente loi, une copie de l’avis du comité d’éthique de l’Institut national de santé publique du Québec doit être remise à la Commission.

Textes suggérés pour inciter la réflexion autour de ce rôle potentiel.

MSSS-Note1CompetencesMaterielleTerritorialeCER(Mai2007)[1]

CDC_sp et recherche ou non recherche

A code of ethics for Public Health

AJPH_L Lee 2012

Quelques questions pour initier le débat :

Les intervenants en santé publique savent-ils différencier «activités de santé publique» de «recherche en santé publique»?
Outre l’évaluation du plan de surveillance, le comité d’éthique en santé publique devrait-il participer au suivi des activités de santé publique?
Les intervenants en santé publique devraient-ils se doter d’un code d’éthique pour les activités et la recherche en santé publique?

Au plaisir de vous y revoir en grand nombre.

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Mardi 11 mars 2014

Salle 3014-5 du 7101 Parc 12:00 – 13:30

Animé par Caroline Beauchamp-Marois

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Wonderwoman : l’envers de la médaille

Depuis les années 60, les femmes ont fait des avancées prodigieuses dans la sphère sociale. La disparité entre hommes et femmes pour l’obtention de postes importants a grandement diminué. Cependant, elles se retrouvent parfois « coincées » entre rôle traditionnel et moderne. Cette nouvelle temporalité, ultra-rapide – encouragée par la montée des technologies de l’information – place les familles dans un univers difficilement conciliable. Pour la journée de la femme, nous vous invitons à réfléchir sur le rôle des femmes à l’intérieur de la conciliation travail-famille :

Questions :

1.       Quels sont les obstacles rencontrés par les femmes sur le milieu du travail ?

2.       Quelles sont les ressources que détiennent les femmes pour faire face à cette juxtaposition d’anciens et nouveaux rôles ?

3.       Est-ce qu’un tissu social est aujourd’hui nécessaire à la réalisation de ce « super » quotidien ?

4.       Quelle est l’évolution de cette tendance à prévoir ?

Articles suggérés :

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Mardi 4 février 2014

Salle 3103-2 du 7101 Parc 12:00 – 13:00

Une norme qui porte préjudice aux hommes homosexuels

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ANIMATRICE

Caroline Jennis

Le premier article

Allowing blood donation from men who had sex with men
more than 5 years ago: a model to evaluate the impact on
transfusion safety in Canada

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M. Germain, P. Robillard, G. Delage & M. Goldman
Hema-Quebec / Canadian Blood Services

Le second article

Do Canadian researchers have “blood on their hands”?

Article2

Les quelques questions posées :

– Comment l’interdiction de donner du sang qui vise les hommes homosexuels ou bisexuels stigmatise cette population?
– Devrions-nous avoir l’obligation de faire de la recherche par rapport à la contamination du sang donné lors de dons de sang, ce qui pourrait permettre à tout le monde de donner?
– Est-ce que le changement de la règle permettant aux hommes homosexuels ou bisexuels de donner du sang après une abstinence de relations sexuelles avec un autre homme pendant 5 ans est éthiquement acceptable?
– Est-ce que cette période de 5 ans d’abstinence est un bon compromis entre le risque de contamination du sang et le préjudice de stigmatisation?

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Mercredi 22 janvier 2014

Salle 3168 du 7101 Parc 12:00 – 13 h 30

Les thérapies alternatives et complémentaires (TAC) peuvent-elles être un outil pour des professionnels de la santé?

ANIMATRICE

Caroline Kilsdonk

Caroline Kilsdonk

ARTICLES CHOISIS

Incommensurable Worldviews? Is Public Use of Complementary and Alternative Medicines Incompatible with Support for Science and Conventional Medicine?

Paul Stoneman, Patrick Sturgis, Nick Allum et Elissa Sibley

http://www.plosone.org/article/info:doi/10.1371/journal.pone.0053174

 How the public is being misled about complementary/alternative medicine

Edzard Ernst

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2586853/

MISE EN CONTEXTE

J’ai récemment assisté à une conférence donnée par une vétérinaire qui utilise exclusivement des thérapies alternatives pour soigner les animaux. Cette personne, qui travaille dans un grand centre de référence, nous a transmis une partie de la formation qu’elle donne aux futurs vétérinaires. Malgré le fait qu’elle utilise de nombreuses thérapies alternatives pour pratiquer la médecine vétérinaire, pendant les deux heures et demie qu’a duré sa conférence, Elle n’a qu’une seule fois présenté des résultats d’étude dont l’échantillonnage comptait une vingtaine de patients seulement, et ce sans groupe témoin.

QUESTIONS

Où se trouve la science derrière les TAC?

La médecine basée sur des données probantes (EBM) est-elle contournable?

Le fait de constater des effets bénéfiques à certaines pratiques cliniques, cela est-il suffisant?

Peut-on considérer que certains cas requièrent ou justifient d’utiliser des méthodes non-démontrées?

Croyez-vous qu’il existe une différence dans les questions éthiques soulevées selon qu’il s’agisse de médecine vétérinaire ou de médecine humaine?

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lundi 2 décembre 2013

Salle 3168 du 7101 Parc 12:00 – 13 h 30

Pour participer, veuillez vous inscrire à http://doodle.com/mc6as5fuyggrskwb

Les Comités d’éthique de la recherche (CER) indépendants :
la responsabilité et les conflits d’intérêts

ANIMATEUR
Jean Caillé

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ARTICLE CHOISI

Should Society Allow Research Ethics Boards to Be Run As For-Profit Enterprises?

Ezekiel J. Emanuel, Trudo Lemmens, Carl Elliott
Source : PLoS Medicine 2006-07 REBs

MISE EN CONTEXTE

La protection des participants à la recherche passe par l’évaluation éthique et l’approbation des projets des chercheurs soumis à des Comités d’éthique de la recherche (CER). La grande partie des projets de recherche avec des êtres humains se font dans le contexte public, c’est-à-dire dans des établissements académiques ou des centres de recherche universitaires, par des chercheurs employés par les institutions publics, avec des fonds ou des subventions gérés par les institutions publics. L’évaluation éthique (et l’approbation) de ces projets est généralement sous la responsabilité de CER institutionnel (IRB, Institutional Review Board).

Au Canada et aux États-Unis, il existe un contexte de recherche qu’on peut qualifier de privé. Des projets de recherche avec des êtres humains sont réalisés par des organisations de recherche à contrat (CRO) sous la supervision d’investigateurs principaux, liés ou non à des institutions publics, avec des fonds privés provenant de promoteurs représentant des corporations à but lucratif. L’évaluation éthique (et l’approbation) de ces projets est généralement sous la responsabilité de CER indépendant (IEC, Independent Ethics Committee).

QUESTION PRINCIPALE

 Considérant l’intérêt financier prévalant dans le contexte privé, est-il possible d’assurer une évaluation éthique adéquate d’un projet de recherche par un IEC qui permettra de protéger la sécurité, les droits et le bien-être des participants à la recherche ?

QUESTIONS PRÉALABLES À LA DISCUSSION

 Est-il possible au Canada de conduire un projet de rec herche avec des êtres humains sans avoir
obtenu une approbation éthique par un CER ?
 Est-ce qu’un CER indépendant (IEC) peut évaluer un projet de recherche qui sera effectué dans un
établissement public au Canada ?
 Est-ce qu’un CER institutionnel (IRB) peut évaluer un projet de recherche qui ne sera pas effectué
dans son institution ?

POINTS DE DISCUSSION

1. Critique de l’article choisi.
2. La notion de responsabilité du CER : y a-t-il une différence entre le IEC et le IRB ?
3. Les conflits d’intérêts réels, potentiels et apparents d’un CER : quels sont-ils ?
4. Les intérêts financiers et la notion de profit : quelle est l’importance de la dimension d’affaires ?
5. Autres points de discussion et éléments de réflexion si le temps le permet.

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Le surdiagnostic du cancer de la prostate chez l’homme

lundi 11 novembre 2013

animé par Charles Marsan

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Salle 3190 du 7101 Parc à 12:00

Le mouvement Movember vise à inciter les hommes (> 50 ans) à passer des tests de dépistages précoces du cancer de la prostate. Cette pratique est critiquée depuis plusieurs années. En prenant connaissance de quelques données probantes, nous allons discuter de l’altération (ou le non-respect) du processus de consentement libre et éclairé dans le surdiagnostic médical.

Pour participer à cette activité, veuillez remplir ce sondage : http://doodle.com/htwwywswsi25mhqn

Dans le dépistage précoce systématique du cancer de la prostate, respecte-t-on un processus de consentement éclairé?

Article principal : Uninformed Consent: Mass Screening  for Prostate Cancer, par Stewart Justman

(Justman_UNINFORMED CONSENT_MASS SCREENING FOR PROSTATE CANCER_Bioethics_2012)

Comment prévenir le surdiagnostic médical et cesser de nuire aux gens en bonne santé?

Article secondaire : Preventing Overdiagnosis: How to Stop Harming the Healthy par Ray Moynihan, Jenny Doust et David Henry

http://www.foroaps.org/files/95e914f601ca9cbe1c09ea0c78526d2c.pdf

Questions pour la discussion :

1)       Quels autres enjeux éthiques sont soulevés par le surdiagnostic médical (SM)?

2)       Peut-on parler de conflit d’intérêts dans les situations de SM?

3)       Quel rôle la bioéthique peut-elle jouer face au SM?

Lectures facultatives :

A-t-on des preuves de sudiagnostic médical? par Bernard Junod

http://www.formindep.org/Preuve-du-surdiagnostic-du-au.html#nb3

Randomised prostate cancer screening trial: 20 year follow-up par Gabriel Sandblom et coll.

http://www.bmj.com/highwire/filestream/352020/field_highwire_article_pdf/0/bmj.d1539

Screening for Prostate Cancer — The Controversy That Refuses to Die par Michael J. Barry, M.D.

http://www.bmj.com/content/342/bmj.d1539.pdf%2Bhtml

Le surdiagnostic / Rendre les gens malades par la poursuite de la santé (trad.) par H. Gilbert Welch, Lisa Schwartz, Steven Woloshin, (2012)

Presses de l’Université Laval. http://www.pulaval.com/produit/le-surdiagnostic-rendre-les-gens-malades-par-la-poursuite-de-la-sante-trad

Prostate Cancer Overdiagnosis in the United States: The Dimensions Revealed par Nick Mulcahy

http://www.medscape.com/viewarticle/708206

Lignes directrices 2013 du Collège des médecins du Québec

http://www.cmq.org/fr/RSSFeeds/~/media/Files/Lignes/Lignes-depistage-cancer-prostate-2013.pdf

Pour approfondir le sujet, voici la thèse de doctorat (2008) de Melle YEU Charlette sur le cancer de la prostate

http://www.formindep.org/IMG/pdf/THESE_PROSTATE.pdf

Au plaisir de vous y accueillir en grand nombre.

Première question :

Charles – see email below – can you please circulate these articles to the participants? And keep Jacques copied please? Ok?

From: Jacques Gendron [mailto:jacques@gendronpharma.com]
Sent: November-08-13 9:53 AM
To: Ravitsky Vardit
Subject: Présence lundi midi a la conférence sur le surdiagnostic

Chère Mme Ravitsky,

 

Je serais présent a la présentation ce lundi sur le surdiagnostic. Je désire vous soumettre un article de mise en garde de sur-diagnostic et sur-traitement. (Voir Mise en garde contre le surdiagnostic.

 

Beaucoup de parents me posent souvent des questions concernant  le TDAH , non pas sur le traitement , mais bien sur le critère de diagnostic.  Aussi il y a souvent des articles dénoncant  la ( sur- prescription ) du ritalin. (voir Overdiagnosis ADHD).

 

    Ce problème est plus qu’un problème médical, il est aussi un  problème de société.

 

    Je laisse a votre discrétion d’envoyer ce courriel aux membres participants a la conférence du midi

 

Au plaisir de se revoir

 

Jacques Gendron

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Bonjour Vardit,

Lundi prochain, nous allons discuter du surdiagnostic, certes, mais en nous concentrant sur le cas du cancer de la prostate. Cependant, comme le second article que j’ai proposé le souligne (et le livre de Welch aussi), il y a plusieurs autres spécialités où nous assistons à des situations de surdiagnostic, comme le TDHA, la détection du diabète, l’ostéoporose, les calculs biliaires, l’hypertension artérielle, les caillots de sang, l’anévrisme de l’aorte abdominale, l’augmentation du cholestérol sanguin ou les cancers de la thyroïde et du sein… Je propose donc que monsieur Gendron amène le sujet du TDHA lors du journal club du 2 décembre prochain par exemple.
Notez que j’apprécie les écrits de Fabienne Papin comme celui, sur le site de Profession santé, le 29 octobre dernier:

Pour en finir avec octobre rose!

«Si le dépistage était un médicament, il aurait été retiré du marché», affirme le Dr Peter Gøtzsche sur toutes les tribunes possibles et imaginables.

Il était d’ailleurs très présent lors de la conférence Preventing Overdiagnosis, qui s’est déroulée en septembre dernier à Dartmouth dans le New Hampshire et à laquelle j’ai pu assister avec une délégation québécoise réunie par l’Association médicale du Québec.

On s’en doute, le Dr Gøtzsche y a prêché devant des convertis, mais le cofondateur de la Collaboration Cochrane trouve une oreille de plus en plus attentive partout où il passe. Il faut dire que les études vont dans son sens et qu’il devient vraiment difficile de faire comme si de rien n’était.

Désinformation automnale

Oh bien sûr, en plein mois d’octobre, alors que les rubans roses se retrouvent jusque sur les emballages des champignons de nos supermarchés, on peut encore lire quelques articles dans les médias grand public qui vantent les mérites du dépistage contre le cancer du sein. Et aussi trouver des inepties sans commune mesure sur l’incidence de cette maladie dans des quotidiens pourtant réputés pour leur sérieux.

Dans un article publié sur le site du Figaro, la Dre Suzette Delaloge, responsable du groupe Sein à l’Institut de cancérologie Gustave-Roussy, affirme: «Deux tiers des femmes sans aucun facteur de risque auront un cancer du sein».

Le quotidien français a révisé assez vite cet article sur son site. Mal citée ou mal comprise, l’oncologue voulait dire que «deux tiers des femmes qui ont eu un cancer du sein ne présentaient aucun facteur de risque».

Un chiffre que cette spécialiste de la question utilise souvent pour vanter les mérites du dépistage. La dernière fois que je l’avais lue, elle prenait tout de même un peu plus de précaution verbale, qualifiant les risques en question d’élevés! «70 % des femmes qui développent un cancer du sein n’ont pas de facteur de risque élevé identifié». Remarquez, qu’être une femme est en soi un facteur de risque pour développer un cancer du sein.

Pas étonnant, en tout cas, qu’avec des incidents de ce genre, beaucoup de spécialistes veuillent que la controverse autour du dépistage ne sorte pas du cadre familial, entendez la grande famille médicale.

Sauf qu’à une époque où l’on parle de partenariat médecin-patient, on devrait être capable de fournir, y compris dans les journaux grand public, une information scientifiquement valide, indépendante où à tout le moins neutre afin que les femmes puissent prendre une décision éclairée en matière de dépistage.

Au royaume de l’anecdotique

Mais comment obtenir une information probante quand d’un côté comme de l’autre tous les coups sont permis…

Par exemple, faire témoigner une certaine Marie-Claude Bruneau à l’occasion du coup d’envoi de la 20e campagne québécoise de sensibilisation à la prévention et au dépistage précoce du cancer du sein. Une résidente de Val d’Or qui au cours d’un dépistage s’est fait diagnostiquer un cancer du sein ET un cancer du poumon, les deux à un stade tellement précoce qu’elle n’a eu à subir «qu’une opération partielle, suivie d’une radiothérapie de cinq semaines» et «une autre petite opération, sans même passer à la chimiothérapie».

Ouf.

Vais-je mourir d’un cancer du poumon si j’ignore la lettre que m’enverra le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) pour me souhaiter un bon cinquantième anniversaire et m’inciter à aller passer une mammographie?

D’un autre côté, ma belle-sœur a fait un malaise vagal pendant une mammographie de dépistage et elle s’est retrouvée avec une vertèbre cassée, une opération dangereuse à subir et des vis dans le cou – mais pas de cancer, la chanceuse!

Alors, cancer du poumon ou vertèbres brisées? Au-delà de l’anecdotique, quelqu’un a-t-il des chiffres solides à me présenter? Où en sont les traitements d’aujourd’hui? Quel est mon risque réel de mourir d’un cancer du sein entre 50 et 70 ans? Quels sont les avantages ET les risques à me faire dépister?

Parce qu’après tout, la question est là. En tant que femme, je vais avoir à prendre une décision: vais-je ou non me rendre dans un centre de dépistage à 50 ans?

Et ce n’est certes pas avec le site du Programme québécois de dépistage du cancer du sein que je vais faire mon choix.

Ses recommandations, très favorables au dépistage, se basent sur les travaux de laUS Preventive Services Task Force et sur ceux du groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventive.

Les premiers datent de 2008.

Les seconds qualifient «le dépistage systématique par mammographie tous les deux à trois ans de recommandation faible avec des données probantes de qualité moyenne».

Mais pas un mot de cela sur le site du Programme québécois de dépistage du cancer du sein! Je comprends le choix de santé publique d’y aller avec un message clair, mais il ne reflète pas ce dont j’entends parler depuis quatre ans que je couvre ce sujet pour L’actualité médicale. Et je ne suis pas la seule.

Plusieurs médecins, chercheurs et intervenants m’ont dit hors micro combien ils étaient mal à l’aise avec le discours de santé publique qui occulte certains faits pour mieux en mettre d’autres de l’avant…

Je ne sais pas encore si j’irai subir une mammographie. J’ai quelques années devant moi pour prendre ma décision.

Écrasez ce sein que je ne saurais tester

En attendant, je sais que les femmes sont mal informées et cela me désole! Selon deux études récentes, l’information biaisée donnée aux patientes fait même émerger de fausses croyances sur la mammographie1:

– 92% des femmes ignorent les risques des surtraitements;

– 68% pensent que la participation au dépistage diminue le risque d’avoir un cancer du sein;

– la majorité estime que, par le dépistage, même s’il y a un cancer, le traitement sera moins agressif;

– 60% pensent que le dépistage réduit de 50% la mortalité…

Mais comment en serait-il autrement? Sur le site du Programme québécois de dépistage du cancer du sein, j’ai lu (sans aucune référence à la clé):

«Chaque fois que 1000 femmes participeront au dépistage, 7 femmes ne mourront pas du cancer du sein.»

«Détecter un cancer tôt augmente les chances de survie et la réussite du traitement.»

«En vieillissant, toutes les femmes peuvent être touchées par le cancer du sein.»

«Certaines femmes éprouvent de l’inconfort, voire de la douleur à la compression du sein. Celle-ci, habituellement brève et passagère, ne doit pas vous inquiéter.»

«On estime qu’environ 1 femme sur 5 ayant eu un diagnostic de cancer du sein après un dépistage aura des traitements qui n’auraient pas été nécessaires s’il n’y avait pas eu de dépistage.»

Et comble de bonheur si la mammographie présente des avantages, elle a seulement des «limites et inconvénients».

Alors, qu’est-ce que je fais avec les informations suivantes?

«Pour sauver une femme sur 2000 en 10 ans, les études montrent que 10 femmes en bonne santé deviendront, à cause de ce dépistage, des patientes cancéreuses et seront traitées inutilement. 200 devront aussi composer avec une fausse alerte» – Collaboration Cochrane2.

«Depuis la mise en place d’un dépistage systématique par mammographie du cancer du sein, le nombre de cancers précoces dépistés a doublé. En revanche, les cancers avancés n’ont diminué que de 8%.» – N Engl J Med 3.

«Pour 10 000 femmes invitées à se faire dépister, on en sauve trois ou quatre d’une mort d’un cancer. Mais le prix à payer est la mort de 2,6 à 9 autres qui succomberont 10 à 20 ans plus tard suite aux effets toxiques des radiothérapies qu’elles auront subi.» – Preventing Overdiasgnosis, Dartmouth 20134.

En France, on est arrivé à des conclusions similaires5. Une étude de l’Institut de cancérologie Gustave Roussy a montré que 20 ans après un traitement de radiothérapie, le risque de décès cardiovasculaire est significativement multiplié par 1,56 alors que le risque de décès vasculaires tend à être majoré d’un facteur 1,33 avec un sur-risque particulièrement élevé pour les femmes traitées pour un cancer du sein gauche. Cette étude avait été réalisée sur des femmes traitées entre 1954 et 1984.

Alors comme le dit le Dr Gøtzsche:

«Il peut être raisonnable de participer au dépistage du cancer du sein par mammographie, mais il peut être tout aussi raisonnable de ne pas s’y soumettre, parce que ce dépistage présente à la fois des bienfaits et des dommages6

Et vous, qu’en pensez-vous? Et si vous êtes une femme, vous faites-vous dépister?


À lire sur le même sujet:

Le glas aurait-il sonné pour la mammographie de dépistage? – Les invitations au dépistage : une forme bien particulière de loterie, publié le 20 juin 2012.


1. Schwartz LM,US women’s attitues to false positive mammography results. BMJ 2000

2. Gotzsche, The fact or may be not. BMJ 2009

3. Effect of Three Decades of Screening Mammography on Breast-Cancer Incidence. http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1206809

4. The Marmot report and the Hasarts of the over-diagnosis of breast cancer. «For every 10,000 women invited for screening 3-4 breast cancer deaths are avoided at the cost of 2.6 – 9.0 deaths from the long term toxicity of radiotherapy.» Preventing Overdiasgnosis à Dartmouth en septembre 2013, qui cite «Effects of radiotherapy and of differences in the extent of surgery for early breast cancer on local recurrence and 15-year survival: an overview of the randomised trials.»

5. http://www.sftg.net/documents%20PDF/Junod%20B..pdf qui cite http://content.onlinejacc.org/article.aspx?articleid=1144082

6. Gøtzsche PC. Mammography screening: truth, lies and controversy. London: Radcliffe Publishing; 2012

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