Médecine et santé : historiciser et «décoloniser» une relation (dis)tendue

J’ai le plaisir de présenter une série de vidéos que j’ai captées lors du nouveau séminaire interdisciplinaire « La santé en débat. Rencontres autour des recherches francophones en sciences humaines et sociales sur la santé », organisé par Pierre-Marie David (Université Paris Diderot), Gabriel Girard (IRSPUM) et Alexandre Klein (Université Laval) dans le cadre des activités du réseau Québec Sciences Sociales et Santé (Q3S). Voici la première conférencière invitée :

Laurence Monnais

Photo de Laurence Monnais (Historienne, Université de Montréal)

Vidéo captée le Jeudi 26 janvier 2017 à 17h à l’IRSPUM (7101 avenue Parc, Montréal), Salle 3192-2.

Résumé : En partant des principaux ingrédients entrant dans la fabrication actuelle de l’histoire de la médecine, il s’agira dans cette présentation de mettre de l’avant l’importance de se pencher sur la relation entre médecine et santé sur une relative longue durée et dans une perspective transnationale afin de mieux saisir les modalités de l’état de la santé aujourd’hui et d’éclaircir certains des défis qui se posent à la médecine et ses professionnels.

Plusieurs objets et questionnements, nés d’une pratique historienne centrée sur les pays du Sud, à la croisée des traditions historiographiques et ouverte à l’interdisciplinarité, seront évoqués pour en faire la preuve, dont : le passé de la médecine dite sociale (et des déterminants sociaux de la santé), la question de l’accessibilité culturelle des soins, l’évolution des rapports entre marginalité et santé ainsi que le phénomène de co-production entre biomédecine et médecines dites alternatives.

Laurence Monnais est historienne de la médecine et spécialiste de l’Asie du Sud-est où elle travaille depuis plus de vingt ans sur l’évolution des discours et des pratiques de santé du 19e siècle à nos jours. Elle s’intéresse depuis quelques années aux multiples « rencontres » entre médecine occidentale (biomédecine) et médecines dites alternatives et traditionnelles, le médicament comme objet social et les pratiques de santé des immigrants.

Elle veut aider à mieux comprendre l’évolution des repères en santé des sociétés modernes, de la surconsommation de médicaments au refus du vaccin en passant par l’engouement pour les médecines douces, autant de comportements qui font l’objet de préoccupations grandissantes mais aussi d’interprétations qui méritent d’être sérieusement revisitées et historicisées.

Pour de plus amples informations sur les conférences organisée, vous pouvez visiter le site http://www.q3s.ca/

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