J'entreprends cet automne une nouvelle formation à la faculté des études supérieures de l’Université de Montréal au
DESS en bioéthique. Ce cursus est enseigné par les chercheurs du groupe de recherche en bioéthique (GREB) de la faculté de médecine.
L’une des questions qui m’intéressent est le phénomène du harcèlement moral (HM) dans nos sociétés. Sur le plan de l’éthique clinique, j’aimerais poser la question suivante : « Dans quelle mesure les médecins québécois, plus particulièrement les psychiatres, sont-ils capables de distinguer les victimes de HM des autres patients? » Quels éléments factuels de l’histoire des cas devraient attirer leur attention?
Plusieurs auteurs mentionnent que la santé mentale des victimes de HM se trouve souvent, d'entrée de jeu, attaquée. Ainsi, des médecins spécialistes sont désignés pour évaluer ces patients qui sont sous emprise. Il est, bien entendu, totalement non éthique de rajouter à la discrimination que subissent ces gens avec de mauvais diagnostiques qui leurs sont hautement préjudiciables. On reconnait que de nombreux suicides résultent de ces procédures.
La recherche que j'aimerais effectuer au GREB sur cette problématique sociétale ne se limiterait pas à la seule question du diagnostic psychiatrique des victimes de HM. L'implication des autres figures d’autorité qui ont comme rôle de porter des jugements sur les victimes : ordres professionnels, syndicats et autres intervenants sociaux sera aussi examiné. Cela dans le but de prévoir des moyens visant à défendre et aider les victimes de HM au Québec.
Voir le dossier du harcèlement psychologique / moral.