La maltraitance envers les personnes proches aidantes

Conférence organisée par l’Association québécoise en éthique clinique

Jeudi, 3 octobre 2019

17:0019:00 HAE

Restaurant le Saint-Houblon

5414 Avenue Gatineau Montréal, QC H3T 1X5

Malgré le fait que le proche aidant soit un rôle vieux comme le monde, ce travail soulève aujourd’hui de nombreux questionnements éthiques. Par exemple :

  • Est-il réellement possible de choisir librement et de manière éclairée le rôle de proche aidant?
  • Peut-on décider librement de ne pas ou de ne plus endosser ce rôle?

Cet événement sous forme de panel permet de comprendre comment ce contexte peut favoriser la maltraitance envers les personnes proches aidantes. Cette maltraitance peut prendre diverses formes : psychologique, financière, physique, sexuelle et même institutionnelle. Ayant comme obligation de fournir des soins, des services ou de l’accompagnement à des personnes en situation d’extrême vulnérabilité, les proches aidants se retrouvent parfois eux-mêmes en situation d’impuissance.

Cette soirée était animée par Any Brouillette, conseillère en éthique au CIUSSS du Centre-sud-de-l’île-de-Montréal.

Première conférencière : Mélanie Perroux, coordonnatrice du Regroupement des Aidants Naturels du Québec (RANQ) qui représente plus de 20 000 proches aidants à travers le Québec.

Seconde conférencière : Anne Plante, infirmière consultante et formatrice en oncologie et soins palliatifs selon une approche centrée sur le patient et les proches.

Pour plus d’informations sur l’AQEC, visitez le site web : https://aqec.ca/la-maltraitance-enver…

Musique par Hicham Chahidi

https://www.musicscreen.org/

Pièce intitulée GANGE

Formation en éthique de la recherche

J’ai organisé une journée de conférences en éthique de la rechercher au CEGEP de Terrebonne le 24 octobre dernier. Cette journée fut un véritable succès. Voici deux vidéos que j’ai captées et montées.

Les cadres juridiques

« Initiation à l’éthique de la recherche avec des êtres humains dans le milieu collégial » Le Cégep régional de Lanaudière a tenu une journée de formation sur l’éthique de la recherche avec des êtres humains, le jeudi 24 octobre dernier, au Cégep à Terrebonne. L’activité a réuni plus de 50 chercheurs, professionnels et administrateurs en provenance d’une vingtaine d’établissements collégiaux.

L’objectif de cette formation était, d’une part, de former les participants sur l’éthique de la recherche avec des êtres humains et, d’autre part, de les sensibiliser sur la conduite responsable de la recherche. « Les présentations et les échanges ont permis de familiariser les chercheurs avec les lignes directrices, les principes et les obligations en matière de recherche, de leur présenter les changements dans les bonnes pratiques et la réglementation en éthique de la recherche et d’initier les professionnels et les administrateurs, qui les entourent, aux grands principes de la recherche  », mentionne Dominic Leblanc, conseiller en recherche et développement institutionnel au Cégep régional de Lanaudière et initiateur de l’activité de formation.

La formation, organisée en collaboration avec le docteur Charles Marsan, éditeur de la revue canadienne de bioéthique et secrétaire de l’Association québécoise en éthique clinique, comportait trois volets présentés par des conférenciers spécialisés en éthique de la recherche :

1. Les grands principes de l’éthique de la recherche avec les êtres humains

Jean-Marie Therrien, docteur en philosophie et chargé de cours à la Faculté de médecine et à l’École de santé publique de l’Université de Montréal

2. Conflits d’intérêts, conduite responsable et intégrité

Bryn Williams-Jones, docteur en philosophie et directeur des programmes de bioéthique de l’Université de Montréal

3. Cadres juridiques, normes et règlements en recherche au Québec

Michel T. Giroux, avocat, docteur en philosophie et directeur de l’Institut de consultation et de recherche en éthique et en droit.

Source : Lyne Baillargeon Conseillère en communication Cégep régional de Lanaudière 450 470-0911, poste 7242

lyne.baillargeon@cegep-lanaudiere.qc.ca

Information : Dominic Leblanc Conseiller en recherche et développement institutionnel Cégep régional de Lanaudière 450 470-0911, poste 7221

dominic.leblanc@cegep-lanaudiere.qc.ca 


Conflits d’intérêts, conduite responsable et intégrité

Bryn Williams-Jones, docteur en philosophie et directeur des programmes de bioéthique de l’Université de Montréal

Musique par Hicham Chahidi

https://www.musicscreen.org/

Pièce intitulée Bongoland

La santé publique, un moyen historique de réguler les sociétés

Avec Didier Nourrisson

Historien, Université Claude Bernard Lyon 1

Résumé : La santé publique est née en France au XVIIIe siècle, dans le monde des Lumières (philosophiques et médicales) et dans la crainte de la dépopulation. C’est le premier hygiénisme, un hygiénisme plutôt bienveillant et humaniste.

Une seconde vague s’est développée avec les découvertes pastoriennes d’un monde invisible capable de contaminer l’ensemble de la société et de provoquer sa mort et sa « dégénérescence ».

La médecine prend alors résolument la tête de ce second hygiénisme à but prophylactique et politique : le virus révolutionnaire paraît aussi dangereux que le bacille de Koch ou du choléra.

Une troisième politique de santé publique est enclenchée après la désastreuse seconde guerre mondiale qui manifeste une peur du risque grandissante. La législation (sécurité routière, lutte contre les maladies sociales, c’est-à-dire comportementales) intensifie et justifie les campagnes de « prévention des risques » (alcoolisme, tabagisme, drogues, sida). Le XXIe siècle débutant entretient la peur et la répression de toutes les toxicomanies.

Cette vidéo a été captée le lundi 3 avril 2017 dans la Salle A1715 du Pavillon Hubert-Aquin de l’Université du Québec à Montréal.

La bienfaisance maltraitante

Avec Marc Zaffran/ Martin Winckler :

La bienveillance maltraitante – comment les soignants deviennent parfois des bourreaux

Vidéo captée jeudi 13 avril 2017 à l’IRSPUM – Université de Montréal

Résumé :

Il pourrait sembler paradoxal qu’un médecin fasse du mal ; c’est pourtant fréquent, surtout lorsque le professionnel est investi de ce que le psychiatre Michael Balint a nommé « le sentiment apostolique » de sa fonction. Dans cette présentation, je m’efforcerai de montrer que la maltraitance n’est pas étrangère au métier de médecin, qu’elle est même incluse dans sa formation et que l’enfer des patients est pavé des bonnes intentions des médecins.

Vous pouvez consulter ou télécharger son diaporama PowerPoint en cliquant sur le lien suivant.

Médecine et santé : historiciser et «décoloniser» une relation (dis)tendue

J’ai le plaisir de présenter une série de vidéos que j’ai captées lors du nouveau séminaire interdisciplinaire « La santé en débat. Rencontres autour des recherches francophones en sciences humaines et sociales sur la santé », organisé par Pierre-Marie David (Université Paris Diderot), Gabriel Girard (IRSPUM) et Alexandre Klein (Université Laval) dans le cadre des activités du réseau Québec Sciences Sociales et Santé (Q3S). Voici la première conférencière invitée :

Laurence Monnais

Photo de Laurence Monnais (Historienne, Université de Montréal)
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L’élaboration du règlement de la Ville de Montréal sur le contrôle des animaux

DESCRIPTION

Le nouveau règlement de la Ville de Montréal sur le contrôle des animaux est entré en vigueur le 3 octobre 2016. Ce dossier a soulevé des débats publics très polarisés. Dans le but d’analyser son processus d’élaboration de manière éthique, nous avons invité quatre personnes qui se sont penchées sur la question. Continuer la lecture de « L’élaboration du règlement de la Ville de Montréal sur le contrôle des animaux »

Les conflits d’intérêts dans l’académie

Au-delà d’une vision péjorative

Les acteurs universitaires doivent déclarer annuellement leurs intérêts. Un sondage administré auprès de 5000 membres universitaires montre que la notion de conflit d’intérêts (CI) n’est pas bien comprise. Par exemple, un nombre important des répondants sondés affirme qu’ils sont tout à fait d’accord ou plutôt d’accord avec les affirmations soutenant qu’un CI soit contraire à l’éthique (61%), une forme de corruption (62%), un abus de confiance (66%), une fraude envers la société (53%), une preuve de mauvaise foi (39%), voire un acte criminel (22%). Or, la littérature montre que le conflit d’intérêts n’est qu’une situation où le professionnel est à risque d’altérer son jugement. Continuer la lecture de « Les conflits d’intérêts dans l’académie »