Collation des grades de la faculté de médecine

Bryn & Charles-graduation_2013 (Bryn Williams-Jones et moi lors de la collation des grades de 2013 de la Faculté de médecine)

Charles Marsan invité à prononcer le discours des étudiants gradués

Aujourd’hui (10 juin 2013), c’était la collation des grades des études supérieures de la Faculté de Médecine de l’UdeM où j’ai reçu mon diplôme de maîtrise ès arts en bioéthique. J’ai eu le privilège d’être inscrit sur la liste d’honneur de la doyenne pour mes résultats académiques, mais on m’a aussi demandé de prononcer l’allocution finale lors de la cérémonie. J’étais vraiment honoré de jouer ce rôle. Voici le contenu de mon discours :

Madame la vice-rectrice aux affaires étudiantes et au développement durable,
Madame la vice-rectrice à la recherche, création et innovation,
Madame la Doyenne de la Faculté de médecine,
Mesdames et messieurs les officiels facultaires
Distingués membres de la Faculté,
Chers parents, amis et enseignants
Titulaires de prix et directeurs sortants,
Et bien sûr, cher diplômés aux cycles supérieurs de la Faculté de Médecine,

Je suis vraiment honoré de prononcer ce discours en votre nom à tous, à l’occasion de cette collation des grades de 2e cycle 2012-2013.

Je m’adresse à vous, premièrement, pour vous féliciter; pour nous féliciter; d’avoir accompli avec succès notre DESS ou notre maîtrise ès arts ou ès sciences à la Faculté de médecine. Nous avons vu que nous provenons de disciplines très diverses; la faculté compte vingt départements; on ne peut pas tous les nommer ici, mais que l’on soit dans le domaine des sciences de la santé, des sciences fondamentales ou de la santé publique, nous avons tous au moins une chose en commun, nous avons à cœur la santé et le bien être des gens. Et pour ça, nous pouvons aussi nous féliciter.

La vie universitaire représente, pour la majorité d’entre nous, une véritable famille! Des centaines de personnes intéressantes, ouvertes, brillantes et passionnées, réunies sous le même toit, ayant des opinions argumentées et plusieurs questions qui nous interpellent; nous sommes les membres d’une grande fratrie, tous motivés par des objectifs supérieurs, et cela, malgré les nombreux écueils et renoncements nécessaires pour y parvenir.

C’est évident que personne ne va s’ennuyer des examens à préparer ni des nombreux travaux à remettre ni des nuits blanches à peaufiner un texte, pratiquer une allocution, analyser des résultats, ou, à identifier le bon modèle. Cependant, je suis sûr que plusieurs vont s’ennuyer des amis (hommes et femmes) qu’ils ont croisés durant leur formation; ces camarades qui ont surmonté les mêmes obstacles, partagé les mêmes inquiétudes, et résolu les mêmes problèmes que nous. Ils resteront, pour la plupart, toujours gravés dans nos mémoires.

Pour certains, cette journée marque la fin d’un exceptionnel parcours. Et le marché du travail, avec tous les avantages que cela apporte, va enfin récompenser votre dur labeur, ce qui inclut bien sûr une paye décente. Je vous souhaite de vous épanouir dans votre pratique et que cette nouvelle vie puisse vous combler comme vous l’aviez imaginé.

Pour d’autres, ce diplôme représente une étape dans notre parcours vers une carrière de chercheur. Certains vont rester à l’UdeM, et la plupart vont poursuivre leurs réflexions dans d’autres universités en tant que fiers ambassadeurs de l’Université de Montréal. Dans tous les cas, je nous déclame tous un beau bravo, et je nous souhaite : tout le bonheur possible, car on a de quoi être très fier de nous!

Comme vous le savez sans doute, l’avenir risque de nous poser de grands défis. Qu’il soit question des enjeux de gouvernance, du financement du système de santé, de la qualité des soins et la sécurité des patients, de l’évaluation des technologies et des médicaments; ou qu’il s’agisse de trouver de nouveaux traitements à certaines pathologies, des solutions au problème du vieillissement de la population, ou de la nécessité de faire de la recherche avec intégrité, (afin d’obtenir des données vraiment probantes), la plupart d’entre nous vont être appelés à utiliser nos connaissances et notre jugement pour relever ces défis, parce que nous avons été formés à examiner, en profondeur, l’une ou l’autre de ces grandes questions.

Ce qu’on a appris à la faculté de médecine, en fait, c’est à utiliser justement notre jugement, douter, réfléchir aux enjeux, réaliser les bons gestes, choisir les bons outils, poser les bonnes questions et vérifier la validité des réponses qui nous sont données. Et nous savons que ce n’est pas terminé, car nous quittons la fac, aujourd’hui, avec une obligation très importante : celle de maintenir nos compétences. L’une des principales raisons étant qu’il n’existe rien au monde de plus précieux et important que la santé et le bien être des gens.

Étudier, faire de la recherche et pratiquer dans le domaine de la santé évoque un certain engagement social; or depuis le début de nos études, nous avons fait la promesse de servir la société. Ainsi, en tant que professionnels de la santé, nous avons le devoir de privilégier un intérêt avant tout autres : l’intérêt du client; l’intérêt du patient. C’est avant toute chose pour lui venir en aide que la société nous a formés (par l’entremise de l’université de Montréal). Nous lui sommes donc redevables, et le fait de servir assidûment les intérêts des patients est une excellente façon de montrer notre gratitude.

Pour les chercheurs en sciences cliniques et fondamentales, également, nous devons considérer les intérêts des participants aux essais cliniques, et de la société en général, avec autant d’importance que la validité même de la recherche sur laquelle nous travaillons.

Ceci dit, nous comprenons que ce choix de travailler dans le domaine de la santé représente un engagement on ne peut plus honorable; un engagement que nous allons honorer pour le reste de nos vies!

Je tiens ainsi à remercier, en votre nom, la remarquable équipe de direction de la Faculté de médecine, pour son travail acharné, à maintenir la formation médicale de l’Université de Montréal au premier rang des universités canadiennes. Merci de nous remettre un diplôme provenant d’une des meilleures universités au monde!

Un grand merci à tous les professeurs, chargés de cours et chargés de clinique, qui ont su nous insuffler leurs savoirs et leurs valeurs, afin que nous puissions les cultiver et les partager partout où nous irons. Merci aux conseillères et techniciennes en gestion des dossiers étudiants qui nous ont aidés avec tant de bienveillance. Et merci, bien entendu, à nos directeurs et directrices pour leur continuelle assistance; merci de nous avoir épaulés et inspirés sans relâche, tout au long de notre formation, afin que nous puissions acquérir, de main de maître, les aptitudes souhaitées.

Merci enfin à nos proches (parents et amis), pour nous avoir soutenus et encouragés, jour après jour, à persévérer, en croyant en nous avec ferveur. Je vous dis, au nom de tous, sincèrement merci. Je vous souhaite une belle fin d’après-midi, et au plaisir de trinquer ensemble tout-à-l’heure.

Charles Marsan, BSc, DMV, MA

Collation_des_grades_maitrise_Faculte_medecine_UdeM_2013(Photo de la salle Ernest Cormier durant la cérémonie de la collation des grades)

Gradues_Bioethique(Moi, mon confrère Guy Poirier et mes consœurs Christine Grou, Céline Durand et Viviane Da, tous gradués en bioéthique en 2013)

Fleur_10Juin_2013(Gros plan d’une fleur que j’ai photographiée en sortant du métro Université de Montréal avant la cérémonie)

P1130082(Bryn Williams-Jones, Pascale Koenig notre conseillère aux études en bioéthique et moi)

Collation_UdeM-2013(Photo du pavillon principal de l’Université de Montréal prise le 10 juin 2013)

Charles-Bryn-wide(Mon directeur, Bryn Williams-Jones, qui portait sa toge de l’Université de Colombie Britannique, et moi)

2 réponses sur “Collation des grades de la faculté de médecine”

  1. Bravo pour ce très beau discours et tout le travail fait afin de parvenir à obtenir vos maîtrises, et merci à vous pour assurer, continuer et contribuer au bien-être de notre société!!

    1. Merci beaucoup Lisa pour ce bel hommage. Jasmine n’était pas avec moi, bien qu’elle était parmi les diplômés de cette année; elle est en stage outremer. Mais puisque l’événement était diffusé en ligne, elle a pu assister quand même de son appartement à l’Ille en France. À bientôt, j’espère.

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