Le Journal club bioéthique poursuivra ses activités à l’hiver 2016; or nous cherchons cinq personnes pour les animer. L’idée de ces rencontres est de permettre aux étudiants en bioéthique de développer une expérience en animation tout en approfondissant des sujets qui les intéressent.
Pour animer, vous devez choisir un sujet qui concerne la bioéthique et trouver un ou deux articles pertinents (que vous devrez nous faire parvenir au moins une semaine avant l’événement). Au début de l’activité, vous devez présenter un résumé du sujet (environ 5-10 minutes) ainsi qu’une question pour lancer le débat.
Ariane Bilheran donnait une conférence sur « Qu’est-ce que l’autorité ? » à Montréal le 03 juin 2009.
Vous pouvez retrouver sa pensée dans son livre Psychopathologie de l’autorité, Paris, Armand Colin, 2015.
Ariane Bilheran est ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure (rue d’Ulm) en France, docteure en psychopathologie, psychologue clinicienne, philosophe, écrivain et consultante. Au cours de cette allocution, elle traite du problème que connaît aujourd’hui l’autorité ainsi que des raisons qui conduisent les individus à perpétuer le harcèlement dans nos sociétés. Continuer la lecture de « Conférence sur le thème de l’autorité »
J’ai le plaisir de vous informer que le Journal club de bioéthique reprendra ses activités à l’automne 2015. L’idée de ces rencontres est de permettre aux étudiants en bioéthique de développer une expérience en animation d’activités scientifiques tout en approfondissant des sujets qui les intéressent.
Procédure
Vous devez choisir un sujet qui concerne la bioéthique et trouver un ou deux courts articles qui traitent bien des enjeux éthiques soulevés. Le jour de l’activité, c’est vous qui allez animer la discussion en commençant par résumer les grandes lignes des articles choisis (10 minutes) puis en amenant une ou deux questions pour lancer le débat.
Environ deux semaines avant la date de l’activité, vous envoyez un court résumé de votre sujet (environ 100 mots) à Vardit Ravitski vardit.ravitsky@umontreal.ca, en joignant les articles qui appuient votre réflexion. Professeure Ravitski pourra alors vous proposer d’autres articles ou pistes de discussion dans le but d’approfondir votre thème. La semaine précédant l’activité, un courriel sera envoyé à tous les étudiants des Programmes avec votre résumé et les articles à lire.
L’activité se tiendra les mardis et mercredis aux Programmes de bioéthique.
Nous cherchons actuellement quatre animateurs pour la session hiver 2016.
Où ? Dans une salle (à déterminer) du Pavillon 7101 Parc, 3e étage.
Quand ? De 12h à 13h. Apportez votre lunch!
Les dates retenues sont :
Mardi 10 novembre
Mercredi 25 novembre
Mardi 8 décembre
Or, si vous souhaitez animer un Journal club, réservez votre place en remplissant le sondage Doodle suivant : http://doodle.com/45xuvm3fgt9cq54h
Espérant recevoir vos propositions, notez que ces rencontres informelles donnent toujours lieu à des échanges très enrichissants.
Afin de terminer la session d’hiver en beauté, cette année encore, l’AÉBiUM est heureuse de s’associer au Centre de Recherche en Éthique (avec Vardit Ravitsky) pour organiser la dernière présentation de la session dans la série « les ateliers de la bioethique » en même temps que le « party de fin de session » des Programmes de bioéthique.
Vous êtes donc tous invités à l’AGORA du 3e étage du Pavillon 7101 Parc, à partir de 17 h, le mercredi 29 avril prochain.
Dans le but de prévoir les achats (vin et nourriture), vous seriez aimables de remplir le doodle suivant : http://doodle.com/n9hs7qnur5n5g8x7
Nicolas Le Dévédec
Conférencier : Nicolas Le Dévédec
Titre : L’humain amélioré, la bioéthique et la question de la perfectibilité
Résumé : Du dopage sportif à l’usage de psychotropes pour accroître les capacités intellectuelles ou mieux contrôler les émotions, du recours aux nouvelles technologies reproductives nourrissant de nouvelles formes d’eugénisme, au développement d’une médecine anti-âge qui œuvre à l’effacement de toute trace du vieillissement, jamais il n’a été autant question d’améliorer l’être humain et ses performances grâce aux avancées technoscientifiques et biomédicales. Cette communication abordera quelques-uns des enjeux éthiques et sociaux soulevés par l’humain amélioré, en appelant en particulier à dépasser la perspective bioéthique libérale à travers laquelle les débats sur le sujet sont aujourd’hui majoritairement menés. L’humain amélioré ne doit pas uniquement être traité selon une approche de management du risque et un calcul utilitariste des coûts et des avantages.
Croisant les apports de la bioéthique et de la philosophie politique, nous montrerons la nécessité d’aborder la question éthique et politique centrale de la perfectibilité humaine. En quoi l’être humain est-il en effet au juste perfectible ? Et pour quel projet de société ? Nous montrerons à cet égard que l’aspiration à un humain amélioré marque le renversement de la conception humaniste de la perfectibilité humaine, axée sur l’amélioration de l’être humain dans et par la société, au profit d’un modèle biomédical et individualiste de la perfectibilité, axé sur l’adaptabilité technoscientifique de l’être humain et de la vie. Pour terminer, nous évoquerons la question du handicap qui constitue à notre sens l’un des angles morts de la société contemporaine de l’amélioration et de son culte biotechnologique de la perfection.
Biographie : Nicolas Le Dévédec est chargé de cours au département de sociologie de l’Université de Montréal. Titulaire d’un PhD de sociologie et d’un doctorat de science politique, ses recherches portent sur les enjeux éthiques, sociaux et politiques soulevés par les avancées technoscientifiques et biomédicales contemporaines. Il s’intéresse en particulier aux débats autour du transhumanisme et de l’aspiration actuelle à un humain amélioré. Ses travaux ont fait l’objet de publications dans la Revue du Mauss, Cités ou encore SociologieS. Il est l’auteur de l’ouvrage La société de l’amélioration. La perfectibilité humaine des Lumières au transhumanisme paru aux éditions Liber en 2015.
Un regard sur les conflits d’intérêts dans la pratique médicale
Dans le domaine de la santé, les conflits d’intérêts (CI) peuvent être définis comme des situations où le jugement professionnel se trouve à risque d’être altéré de manière à privilégier des intérêts secondaires (financiers, personnels) au détriment des intérêts des clients. Par exemple, un médecin prescrit à son client un test ou un traitement peu utile parce que certains intérêts (secondaires) le motivent à agir ainsi. Précisant les divers intérêts primaires et secondaires des professionnels de la santé, nous soulignerons certains travaux montrant notamment que le simple fait de faire référence à l’argent peut induire des prises de décisions contraires à l’éthique, et qu’il devient difficile de reconnaître les CI qui concernent notre propre domaine, alors que nous pouvons être très efficaces à identifier ces situations chez les autres.
À partir d’histoires de cas réelles, nous examinerons les impacts que peuvent exercer certains intérêts secondaires sur le raisonnement clinique des praticiens. Parmi les outils permettant d’identifier et de gérer les CI des professionnels se trouvent les Codes de déontologie (CD). Toutefois, en identifiant les divers articles traitant des CI répertoriés dans les CD des vingt-sept professions de la santé au Québec, nous pouvons observer que, bien que le concept soit clairement décrit et proscrit, il demeure néanmoins malaisé de préciser la frontière où des intérêts secondaires pourraient venir subordonner les intérêts des clients.
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